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jeudi 10 décembre 2009

« Bats-moi aux échecs et je te laisse partir » (Version 2)

Quand la stupidité adolescente est mise en scène

Bonjour à vous chers blogueurs,

Étant une amoureuse indéfectible du cinéma et surtout des bons «Blockbuster», je me devais d’aller voir 5150 rue des Ormes d’Éric Tessier (Sur le seuil). Je m’attendais à un résultat époustouflant puisque Patrick Sénécal (Aliss, Sur le seuil), le «Stephen King québécois» et auteur du roman du même nom, reprenait son rôle de scénariste dans cette collaboration qui ne pouvait qu’être magique.

Alors que Tessier et Sénécal affirment, d’un commun accord, que la tâche la plus ardue fût de recréer toute la complexité du clan Beaulieu, je trouve pourtant que cet aspect est plus que réussi. Les personnages, étaient très bien construis et laissaient entrevoir des blessures beaucoup plus profondes tant au niveau physique qu’intellectuel. J’ai vraiment aimé la complicité malsaine et la folie de Jacques et de Yannick qui ne semblaient pas éprouver de dégoût face à la mort. «L’armée des justes» de Jacques Beaulieu, utilisée dans le duel final, était, à la fois, écœurante et merveilleuse visuellement. En général, j’ai trouvé que ce film était tout simplement fantastique.

Pourtant, il y a aussi un point faible. Yannick, au début du récit, n’est pas prédestiné à son malheureux destin. Disons, qu'il est la cause de ses ennuis. Jacques Beaulieu ne lui veut pas de mal, il ne s’attaque qu’aux pédophiles, drogués et vauriens du quartier, lorsque Yannick entre dans sa maison pour se laver le bras et pour découvrir les funestes secrets des Beaulieu. Quel crétin! Qui aurait la bonne idée d’entrer dans la maison d’un inconnu lorsque celui-ci vous fait sentir qu'il ne veut pas de vous? Qui? Yannick, bien sûr! Voilà qui manque de crédibilité et qui prouve que les jeunes québécois peuvent être aussi idiots que les blondes plantureuses des films d’horreur américains.

Gentille lunatique

5150 rue des Ormes (Version 2)

Des images aux mots

Je vous ai parlé, il y a quelques semaines, de mon enchantement face au film d’Éric Tessier, 5150 rue des Ormes. J’ai, cependant, une petite confession à vous faire. Je n’avais jamais lu de roman de Patrick Sénécal et je n’avais pas vraiment adoré mon expérience de Sur le seuil (je vous ai déjà dis que j'étais une vraie peureuse?).

Pourtant, à la suite de mes deux visionnements de 5150 rue des Ormes, j’ai décidé de m’acheter deux romans de Patrick Sénécal soit 5150 rue des Ormes et Aliss. Intriguée, j’ai décidé de lire 5150 rue des Ormes en premier pour le comparer avec l’adaptation cinématographique et je n’ai pas été déçue.

Si j’avais quelques réserves concernant certains agissements de Yannick qui me semblaient absurdes et douteux, le livre de Sénécal a bien répondu à mes questionnements. Il n’y avait plus d’invraisemblances et les événements étaient bien expliqués. Je peux donc maintenant affirmer que Yannick n’est pas aussi cave que je le croyais et que sa personnalité est beaucoup plus complexe qu’il n’y parait aux premiers abords.

Dans ce roman, j’ai beaucoup apprécié le personnage de Michelle. Même si sa description physique n’a pas été respectée par Tessier, sa personnalité et sa colère, quant à elles, ont bien été représentées. Elle a également une certaine sexualité et une sensualité qui apportent un aspect différent à son personnage. De plus, les jeux sexuels de Yannick et de Michelle, qui n’ont pas été utilisés dans le film, amènent une certaine dualité au personnage de Yannick. La quête, contrairement au film, n’est plus seulement de battre Jacques Beaulieu aux échecs, mais également de dominer le comportement de Michelle en abusant d’elle. Cela apporte donc une certaine perversité à cette œuvre qui démontre une très grande religiosité et apporte un aspect plus contemporain à cette famille prisonnière des temps anciens. Sénécal fait également tomber plusieurs tabous en laissant Yannick, 23 ans, avoir de l’attirance sexuelle pour Michelle qui n’a que 16 ans. De plus, il aborde le viol avec un tel détachement que cela le rend plus supportable et d’une normalité étonnante presque effrayante. Cette drôle de relation entre Michelle et Yannick est très bien abordée, rend ce roman beaucoup plus attrayant et brise la monotonie créée par les journées d’isolement de Yannick.

Je pourrais continuer mon énumération de tous les points positifs de ce roman, mais j’ai bien l’intention de ne pas « spoiler » les points importants de l’histoire. À vous d’aller chercher la suite....

vendredi 20 novembre 2009

Le retour de la fièvre Twilight

Hier soir, j'étais au cinéma pour voir le nouveau opus de la saga Twilight: New Moon. Ce film de Chris Weitz (American Pie, À la croisée des mondes), était attendu par des millions de fans hystériques. Par ailleurs, les fans étaient au rendez-vous, hier soir, et étaient prêts à attendre pendant des heures pour pouvoir voir le triangle amoureux le plus célèbre du monde.

Je ne suis pas une grande adepte du roman New Moon. Je trouve le roman plutôt long puisqu'Edward (Robert Pattinson) n'y est pas vraiment présent. Pourtant, le réalisateur a su rendre l'histoire très intrigante et l'absence du beau Edward est beaucoup atténuée par des apparitions fantômatiques bien placées. Pour ce qui est de Bella (Kristen Stewart), sa tristesse est très crédible et brise le coeur de toutes femmes sensibles.

Le roman a bien été adapté au cinéma et les points clés du roman ont été respectés.Ce nouveau opus est beaucoup plus attrayant visuellement et les effets spéciaux, qui étaient peu nombreux dans le premier, rendent le récit plus magique. Ici, le spectateur peut aisément sentir les frontières entre le fantastique et le réel imposées par la dualité loup-garou/vampire. De plus, cette dualité est très crédible et maintient le spectateur en haleine.

Les performances des acteurs étaient au niveau de mes espérances, mais je trouve, personnellement, que Jacob (Taylor Lautner) a volé la vedette (et non, mesdames, je ne parle pas seulement de son corps).

Parfait! À voir absolument.

lundi 16 novembre 2009

On se fait niaiser ou quoi?

Bonjour à vous,

Attendre, faire attendre les autres… longtemps.

Malheureusement, les institutions scolaires du Québec semblent trouver cela vraiment agréable. Voyons, c'est tellement enrichissant de faire attendre 500 « petits criss » d’aspirants étudiants de droit, de les faire chier en ne répondant pas à leurs questions et surtout de payer des dizaines de fonctionnaires pour qu'ils ouvrent et referment des demandes d'inscription, sans même les regarder (Je sais, j’exagère, mais…)

Combien d’étudiants sont dans cette attente continuelle? Combien d’entre nous n’ont jamais échoué? N’ont jamais attendu? Combien?

Ce que je n’aime pas dans le système d’admission des universités, c’est qu’il y a deux poids, deux mesures. Certains étudiants ont déjà reçu des réponses positives pour des programmes très contingentés (En passant, je vous félicite!) pendant que d’autres ne peuvent même pas savoir si leur demande a été traité. Les registrariats appellent cela des listes d’attentes ou une liste de « bouche-trous » potentiels où la personne n’est plus un être humain, mais un petit numéro. Wow, voilà que nos écoles utilisent le même système que les hôpitaux, mais malheureusement, côté vitesse, on repassera.

Voilà, je vous souhaite bon courage. Nous sommes tous dans le même bateau que notre cote de rendement soit à 20, 25,28 ou 32 (même si 32 ça aide pas mal).

Bonne chance et encore félicitation à ceux et celles qui ont été choisis.

vendredi 13 novembre 2009

Perdre sa vie à vivre la vie des autres

Un petit portrait de société...
Bonjour à vous chères bloggeuses,

Je viens de terminer une des plus longues games des Sims de toute ma vie. Je cherchais à avoir la meilleure carrière pour avoir plus de Similions et pour améliorer les relations entre mes petits protégés quand, subitement, je me suis aperçue que j’étais vraiment une no life (comme bien des gens, non?).

Quand je joue à ce jeu, je suis une vraie junkie qui ne peut plus s’arrêter. Je triche et je m’ennuie, mais je ne peux pas quitter l’écran des yeux. Prisonnière, je suis prisonnière d’un jeu de PC et j’en deviens complètement gaga. À chaque utilisation, on me fait un lavage de cerveau et JE LE SAIS. Mais, pourtant, cela ne m’empêche pas de recommencer l’éternel recommencement des Sims. Pour celles qui ne connaissent pas ce jeu, vous devez savoir que ces petits personnages ressemblent aux humains. Ils ont des maisons, des meubles, des vêtements pour toutes les occasions, des relations amoureuses et des besoins de base humains. Et oui, je peux facilement passer une demi-heure à les regarder aller aux toilettes ou à faire et manger des repas de toute sorte. Et moi, pendant ce temps, je ne bouge pas, je ne mange pas, je ne vais pas à la salle de bain. Voyons, je suis beaucoup trop hypnotisée pour bouger mes fesses du divan. Je ne voudrais pas courir la chance de manquer l’accouchement de ma petite madame ou le rhume de mon monsieur. Ça serait bien trop grave.

Vous voyez, je suis complètement accro à un maudit jeu et je ne vie plus. Je ne fais que vivre la vie de mes personnages, mais encore là, je n’ai pas de surprises puisque c’est moi qui la choisis. Je suis le maitre de cette vie et je préfère la vivre que vivre la mienne. Je me trouve pathétique en maudit, mais bon, c’est la vérité. J’ai beau haïr ce jeu, je dois malheureusement dire que je l’aime tout autant. C’est désennuyant et ça aide vraiment à oublier nos petits problèmes d’humains. Quand je regarde mes petits Sims, que j’ai moi-même créés, je me dis que la vie pourrait être beaucoup plus simple si elle se résumait à manger, dormir, faire ses devoirs, apprendre de nouveaux skills et surtout aller aux toilettes. Cinq petites étapes qui mènent au bonheur.

Bon, je vous laisse, je m’y remets. J’ai encore quelques études à faire pour atteindre le stade du chirurgien de renommé et c’est tellement mieux que ce que j’ai à faire en ce vendredi ennuyeux.

Gentille lunatique
(PS: Je ne suis pas en dépression!!!)

mercredi 4 novembre 2009

La nouvelle vision in du monde

Bonjour à toutes,

Voilà ma critique du style Nightlife (du moins, j'espère ne pas lui faire honte).

Si on avait la chance de critiquer nos stars du moment et les has been de nos parents, qu'est-ce que ça donnerait? On n'y verrait sûrement pas de différences. Les mêmes lunettes, les mêmes vieux vêtements en pied de poule, le retour du tweed et des leggings de toutes les couleurs. Comme quoi des has been comme Brett Micheals ou des hommes moins beau comme Elton John peuvent avoir un peu de style. Cette année, la roue du in s'est arrêtée sur les lunettes de Woody Allen, dé-has beenées par le nouveau chouchou des québécois, Xavier Dolan. Ces lunettes, des Moscot Lemtosh, favorisent la vision claire et idéalise la conduite automobile. Outre le côté pratique, ces lunettes vintage sont tout simplement cool et resteront in encore pour quelques temps. De plus, elles sont portées par le beau et riche Johnny Depp. Messieurs, de quoi plaire à ces dames. Mais attention, il faut avoir la tignasse pour les faire flasher et pour leur donner la place qui leur revient de droit. Alors, jeunes gens abordez la coupe courte et profitez du tout nouveau modèle in des lunettes anciennes.
Ces lunettes qui donnent un style artiste engagé vous sont offertes pour 179$ dans la plupart des lunetteries. À vous d'y voir!

Gentille lunatique

vendredi 30 octobre 2009

5150 rue des Ormes

Des images aux mots

Je vous ai parlé, il y a quelques semaines, de mon enchantement face au film d’Éric Tessier, 5150 rue des Ormes. J’ai, cependant, une petite confession à vous faire. Je n’avais jamais lu de roman de Patrick Sénécal et je n’avais pas vraiment adoré mon expérience de Sur le seuil (je vous ai déjà dis que j'étais une vraie peureuse?).

Pourtant, suite à mes deux visionnements de 5150 rue des Ormes (et oui, j’y suis retournée et il n’y avait plus de « p’tits criss »), j’ai décidé de m’acheté deux romans de Patrick Sénécal soit 5150 rue des Ormes et Aliss. Intriguée, j’ai décidé de lire 5150 rue des Ormes en premier pour le comparer avec l’adaptation cinématographique et je n’ai pas été déçue.


J’avais quelques réserves suite à certains agissements de Yannick qui me semblaient absurdes et douteux, mais le livre de Sénécal a bien répondu à mes questionnements. Il n’y avait plus d’invraisemblances et les événements étaient bien expliqués. Je peux donc maintenant affirmée que Yannick n’est pas aussi cave que je le croyais et que ça personnalité est beaucoup plus complexe qu’il n’y parait aux premiers abords.


Dans ce roman, j’ai beaucoup apprécié le personnage de Michelle. Même si sa description physique n’a pas été respectée par Tessier, sa personnalité et sa colère, quant à eux, ont bien été représentées. Elle a également une certaine sexualité et une sensualité qui apportent un aspect différent à son personnage. De plus, les jeux sexuels de Yannick et de Michelle, qui n’ont pas été utilisés dans le film, amènent une certaine dualité au personnage de Yannick. La quête, contrairement au film, n’est plus seulement de battre Jacques Beaulieu aux échecs, mais également de dominer le comportement de Michelle en abusant d’elle. Cela apporte donc une certaine perversité à cette œuvre qui démontre une très grande religiosité et apporte un aspect plus contemporain à cette famille prisonnière des temps anciens. Sénécal fait également tomber plusieurs tabous en laissant Yannick, 23 ans, avoir de l’attirance sexuelle pour Michelle qui n’a que 16 ans. De plus, il aborde le viol avec un tel détachement que cela le rend plus supportable et d’une normalité étonnante presque effrayante. Cette drôle de relation entre Michelle et Yannick est très bien abordée, rend ce roman beaucoup plus attrayant et brise la monotonie créée par les journées d’isolement de Yannick.


Je pourrais continuer mon énumération de tous les points positifs de ce roman, mais j’ai bien l’intention de ne pas « spoiler » les points importants de l’histoire. À vous d’aller chercher la suite....


Gentille lunatique

mercredi 14 octobre 2009

« Bats-moi aux échecs et je te laisse partir »

Quand la stupidité adolescente est mise en scène

Bonjour à vous chers blogueurs,

Voilà donc mon «come back» après quelques semaines d’absence et de repos intellectuel bien mérité.

Étant une amoureuse indéfectible du cinéma et surtout des bons «Blockbuster», je me devais d’aller voir 5150 rue des Ormes d’Éric Tessier (Sur le seuil). Je m’attendais à un résultat époustouflant puisque Patrick Sénécal (Aliss, Sur le seuil), le «Stephen King québécois» et auteur du roman du même nom, reprenait son rôle de scénariste dans cette collaboration qui ne pouvait qu’être magique.

Alors que Tessier et Sénécal affirment, d’un commun accord, que la tâche la plus ardue fût de recréer toute la complexité du clan Beaulieu, je trouve pourtant que cet aspect est plus que réussi. Les personnages, étaient très bien construis et laissaient entrevoir des blessures beaucoup plus profondes tant au niveau physique qu’intellectuel. J’ai vraiment aimé la complicité malsaine et la folie de Jacques et de Yannick qui ne semblaient pas éprouver de dégoût face à la mort. «L’armée des justes» de Jacques Beaulieu, utilisée dans le duel final, était, à la fois, écœurante et merveilleuse visuellement. En général, j’ai trouvé que ce film était tout simplement fantastique.

Pourtant, il y a aussi un point faible. Yannick, au début du récit, n’est pas prédestiné à son malheureux destin. Disons, qu'il est la cause de ses ennuis. Jacques Beaulieu ne lui veut pas de mal, il ne s’attaque qu’aux pédophiles, drogués et vauriens du quartier, lorsque Yannick entre dans sa maison pour se laver le bras et pour découvrir les funestes secrets des Beaulieu. Quel crétin! Qui aurait la bonne idée d’entrer dans la maison d’un inconnu lorsque celui-ci vous fait sentir qu'il ne veut pas de vous? Qui? Yannick, bien sûr! Voilà qui manque de crédibilité et qui prouve que les jeunes québécois peuvent être aussi idiots que les blondes plantureuses des films d’horreur américains.

Petit pétage de coche en passant :

En entrant dans la salle, j'ai été agréable surprise de constater que le public était très jeune, entre 15 et 25 ans, et, par la même occasion, que cela le rendait plus interactif et amusant. Mais quelle déception! J’étais assise avec une vraie «gang» de cave qui croyait que c’était «cool» de rire d’une petite autiste qui se fait «shooter», d’une obèse pendue dans une penderie et de se lancer des vacheries d’un bout à l’autre de la salle. Ils ont cinq ans ou quoi? En résumé, bon film, mauvais public. Je vais devoir le revoir pour vraiment savourer ce petit bijou.
Gentille lunatique

Musica nocturna

Quand les sens deviennent musique


Dans le cadre du Festival international de la littérature, Catherine Lalonde, jeune poète, danseuse, chorégraphe et journaliste, présentait son chef-d’œuvre Musica nocturna à l’Usine C. Cette lauréate du prix Émile-Nelligan met en scène la complexité du couple en y ajoutant une contradiction dans le mode d’expression.

Catherine Lalonde, invitée par la compagnie Danse-Cité, a transformé son texte pour le transposer dans cette œuvre originale et tout simplement merveilleuse qu’est Musica nocturna. Elle a précisé, durant une entrevue, s’être inspirée de Nancy Huston (Journal de création, L’empreinte de l’ange) pour construire le couple contemporain et pour en démontrer les enjeux dans la société.

Qu’est-ce que Musica nocturna? Je croyais qu’il serait question d’un spectacle de danse contemporaine avec une grande quantité de pièces musicales variées où s’envoleraient quelques brides de poésie, mais j’étais dans l’erreur. Le volet danse, effectué par la chorégraphe Geneviève La, était incroyable et la simplicité de la chorégraphie s’accordaient à merveille avec le décor épuré et éphémère choisit par la créatrice. Le concept de danse presque sans musique de Catherine Lalonde apportait une originalité particulière au spectacle. Le comédien Jean-François Casabonne, qui présentait le volet littéraire et poétique du spectacle, a offert une performance des plus époustouflantes. Casabonne, sur qui reposait tout l’aspect auditif de la pièce, a réussi à faire comprendre toute la complexité des relations amoureuses en jouant avec les mots, les vers, les tons, les accents, les types de prononciation avec une telle facilité que les vers coulaient naturellement. Les décors de la chambre à coucher et de la cuisine, simplement suggérés par le réfrigérateur, les livres et le grand lit, étaient simplistes, mais efficaces. Le spectateur n’avait pas besoin de plus d’éléments pour se représenter ce petit cocon d’amour dans lequel toute la dualité du visuel et de l’oral prend la forme d’un jeune couple qui ne se comprend pas faute de ne pas parler le même langage.

Musica nocturna, ce magnifique spectacle de Catherine Lalonde, était présenté du 23 septembre au 3 octobre 2009 à l’Usine C.

Gentille Lunatique
351 mots

lundi 21 septembre 2009

L'endorphine de la peur

Bonjour chers blogueurs,

Je vous présente, aujourd'hui, une critique instructive qui, je crois, vous apprendra... un peu!

Je suis allée voir, au cinéma, Serment mortel, un film d'horreur de Stewart Hendley qui met en vedette une jolie bande de comédiennes encore peu connues par le plublic.

Ce film présente, bien sûr, les quatre grands critères qui favorisent la réussite de tous bons films d'horreur visant les adolescents soit: des filles, du sexe, des partys et encore du sexe. Du déjà-vu? Je ne crois pas. Même si le modèle de ce type de film n'a pas changé depuis trente ans, celui-ci m'a, tout de même, impressionnée. J'étais assise dans mon siège et je me demandais qui pouvait bien tuer les adolescentes (tout en souhaitant voir mourir la blonde fatiguante) quand, tout à coup, le meurtrier a été dévoilé. J'ai été surprise, je ne croyais absolument pas que ça pouvait être lui. Wow! un film d'horreur réaliste et qui se tient. Ça fait changement!

Pourtant, ma critique ne se termine pas là. Elle me permet de vous parler d'une information qui a capté toute mon attention.

Le lendemain, après avoir eu peur pendant une bonne partie de la nuit (je suis peureuse, quoi!), j'écoutais Salut Bonjour quand j'ai entendu une nouvelle intéressante. Il parait, selon une toute nouvelle étude, que les films d'horreur et le sentiment de peur qui en découle, permetteraient de créer une bonne dose d'endorphine et de sérotonine*. Étant une amoureuse de l'endorphine naturelle (surtout celle produite pendant l'activité physique), je me suis demandée si j'avais vraiment aimé ce film ou si j'avais seulement aimé l'effet qu'il a produit en moi. Voilà qui remet en question l'amour des films d'horreur! Sommes-nous des adeptes ou des drogués? Selon cette étude, la ligne serait très mince entre les deux. Assistons-nous à un changement social ou à une étude isolée qui n'a pas de sens? À vous de voir!
Gentille lunatique

Endorphine: une hormone analgésique naturelle
Sérotonine: l'hormone du bonheur

Quelques sites intéressants qui parlent un peu du sujet:
http://www.paperblog.fr/382294/la-peur-quel-cauchemar/

jeudi 10 septembre 2009

Vide comme une coquille

La sensibilité artistique: une question de regard

Bonjour à vous chers blogueurs,


Je vous reviens avec une toute nouvelle critique, une critique sur les arts et sur mon petit moi-même. Comme vous le savez tous, je suis allée voir le World Press Photo (comme toute la classe, quoi!) et je m'attendais à vivre une multitude d'émotions, mais... RIEN! Rien, de rien! J'avais beau regarder toutes les photos d'enfants pauvres, de familles détruites par la guerre, mais je n'arrivais pas à ressentir une seule émotion. Vide, j'étais vide comme une coquille, vide d'émotions et de sensibilité artistique.


Mais, suis-je vraiment insensible? Depuis mercredi, je me pause cette question. Elle me suit, elle me hante. Pourquoi n'ai-je pas pleuré? Pourquoi n'ai-je pas eu pitié pour ces gens? Alors, pour me changer les idées, je suis allée voir Le commando des bâtards de Quentin Tarantino et j'ai enfin ressenti toutes les émotions qui auraient dû me parvenir pendant le World Press Photo. J'ai eu peur, j'ai pleuré, j'ai été dégoûté par la nature humaine et j'ai même eu pitié.


Alors, pourquoi avoir eu de telles émotions pour une fiction et non pour la réalité? J'ai donc eu une révélation! Alors, que la plupart des artistes se considèrent comme étant une bande à part, comme étant des gens conscientisés aux troubles planétaires, moi, jeune étudiante de cinéma, je ne le suis pas. Disons plutôt que je suis partie intégrante du rouage de la société, je suis intégrée et insensibilisée aux problèmes qui ne me touchent pas personnellement. Les images du World Press Photo témoignaient bien d'événements véridiques, mais elles ne bougeaient pas, elles ne parlaient pas, elles n'étaient pas plus réelles qu'une peinture de Picasso.


Voici donc le problème de cette exposition, selon mes critères. Je pourrais résumer ma pensée en disant que les photos du World Press Photo manquaient de mouvements, de regards qui te cherchent et qui te pénètrent jusqu'au plus profond de l'âme et de paroles auditives et non sous-entendus comme dans une photographie. Je fais partie de la catégorie de gens qui ont besoin de tangible, d'être le témoin privilégié des émotions vécues par les gens (comme une petite enfant voyeuse qui regarde ses parents se disputer du haut des escaliers). Et heureuseument, le cinéma nous offre cela. En art, selon moi, le cinéma est l'émotion du moment et les arts visuels sont les émotions du passé. Alors, vive le présent!

Gentille lunatique

(critique supplémentaire et pour le plaisir =)! )

jeudi 3 septembre 2009

Polidori sans glaçage

Une jeunesse documentariste

L'exposition de Robert Polidori, présentée du 22 mai au 7 septembre 2009 au Musée d'art contemporain de Montréal, propose une série de 59 photos documentaires de grand format et un tour d'horizon complet où la pauvreté et l'abandon servent de toile de fond.


Dans son oeuvre, Velours frappé et l'échelle de sa série Versailles (1985), Polidori saisit les moments de transformation de ce château historique. L'ancienne draperie et l'échelle font contradiction et laisse entrevoir la fuite du temps.


Alors que son sujet traite du temps qui passe et de ses dégâts, il me semble que c'est du déjà-vu. La collection aurait pu être "cool", s'il y avait eu plus de vie. Le sujet ressemble à un gâteau sans saveur et sans glaçage au chocolat, c'est morne et ennuyeux. Ayant eu la chance de voyager, je crois sincèrement que la jeunesse québécoise serait apte de faire de pareilles photos, et même, peut-être en mieux. Alors, jeunes futurs artistes québécois prenez votre appareil photo, faites des images à la Polidori et gagnez de l'argent. Alors, sûrement serai-je impressionnée ! Pourtant, je vous conseille quand même cette exposition. Premièrement pour encourager un artiste québécois de notre belle province et secondement, pour prouver à vos parents que les jeunes peuvent être cultivés. Fini les adultes qui pensent que les jeunes ne connaissent rien de la culture, même s'ils ont accès à toutes les formes d'art par internet. Soyez sages, faites vos devoirs et allez voir Polidori!


Gentille lunatique


Critique pour les jeunes


Sources: