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dimanche 13 décembre 2009

Supernatural

Scary just got sexy


Pour ma dernière critique, je voulais me gâter et j’ai donc choisi de la faire sur mon émission préférée Supernatural. J’ai découvert cette série l’année dernière qui en était déjà pourtant à sa quatrième saison. Supernatural est une émission de drame et de science-fiction réalisé par le brillant Eric Kripke. Il nous amène dans un univers où tous vos plus pires cauchemars sont réels : fantômes, démons, montres, ours en peluche géant et, dans la cinquième saison, Lucifer lui-même. Le tout enrobé d’humour et des meilleurs classiques de la musique rock.

La première saison nous présente Sam (Jared Padalecki) et Dean Winchester (Jensen Ackles), deux frères élevés comme des soldats par leur père après la mort de leur mère. Cette dernière fut tuée par un démon alors que Dean avait quatre ans et Sam à peine six mois. John Winchester (Jeffrey Dean Morgan) vint alors obséder par la chasse aux démons et quitte le Kansas avec ses fils avec la firme intention de venger la mort de sa femme. Vingt-deux ans plus tard, Sam essaie d’oublier son passé et de se faire une nouvelle vie en étudiant en droit à l’université de Stanford. Son quotidien d’étudiant est bouleversé lorsque son frère débarque en ville et affirme que leur père a disparu. Les deux frères partent alors à la recherche de leur paternel et, lorsque la copine de Sam est tuée de la même façon que sa mère, le benjamin réalise qu’il ne peut plus fuir le passé. En quête de leur père, Sam et Dean se battent contre des mythes et des légendes dont un Wendigo, Bloody Mary, des loups-garous et même des vampires (plusieurs vedettes de Buffy the Vampire Slayer et Angel ont d’ailleurs déjà fait leur apparition). Dans les quatre saisons qui suivent, les frères vont combattre contre différents esprits, démons et des créatures tout droit sorties de l’enfer. Afin d’avoir des informations sur les différents meurtres dans les villes qu’ils visitent, Sam et Dean utilisent des fausses cartes et se font passer, la plupart du temps, pour des agents du FBI et dont les noms de famille sont empruntés des membres de groupes de musique comme Metallica et Led Zeppelin. Le réalisateur intègre même des références à beaucoup de films par les répliques des personnages et se permet parfois même de rire des fans. La saison quatre devient plus sérieuse alors que les anges et la mention de Dieu apparaissent. Sam et Dean font d’ailleurs beaucoup pensés à Caïn et Abel. Le tout laisse tout de même place aux non-croyants car les anges sont illustrés comme des soldats sans émotions et Dieu semble avoir abandonné les humains lorsque Lucifer est libéré de l’enfer. Dans la saison cinq, la plus récente, l’apocalypse s’abat sur la planète et, encore une fois, Kripke réussi tout même à ajouter de l’humour et a donné un côté sympathique au diable.

Je suis rapidement devenue complètement accro à Supernatural et cette émission a réussi à me faire apprécier les films d’horreurs. Si vous n’êtes pas encore convaincu et n’aimez pas beaucoup l’horreur et la science-fiction, donnez au moins une chance aux deux acteurs principaux. Ces deux beaux spécimens vous donnent presque envie de croire que les fantômes existent. Qui ne voudrait pas être sauvé par les frères Winchester ? Bref, une émission à être vu en anglais, si vous le pouvez, afin de bien apprécier les blagues.

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564 mots

Voici une vidéo de différents moments drôles de la première saison si vous voulez un aperçu :


Polytechnique

20 ans plus tard


Le 6 décembre 1989, alors que certains se rappellent de cette journée, d’autres n’étaient pas encore nés. Mes parents se souviendront toujours de cette journée car, âgé de deux mois, j’étais à l’hôpital Sainte-Justine. Pas très loin de là, Marc Lépine tuait 14 femmes et en blessait plusieurs autant physiquement que mentalement. Vingt ans plus tard, la tragédie n’est pas oubliée et un film est réalisé pour nous permettre de voir comment cela s’est passé.

En voyant Polytechnique de Denis Villeneuve, la plupart des spectateurs connaissent l’histoire et savent ce qu’ils vont voir. Malgré tout, cela reste un film à voir absolument car il fait parti de la culture québécoise. Les gens doivent savoir que, encore aujourd’hui, il y a de l’injustice envers les femmes. Pour ma part, il s’agit du premier film où j’ai ressenti de l’angoisse. Le rythme lent du film ainsi que la musique, alors que le tueur se prépare, met le spectateur dans une situation stressante. Un passage du film a particulièrement attiré mon attention et c’est lorsqu’un des personnages s’approche de la toile Guernica de Picasso. Cette touche bien pensée annonce évidement la suite des évènements.

Le noir et blanc à susciter beaucoup de questions, mais il était inévitable. Non seulement pour l’abondance de sang que Denis Villeneuve voulait éviter, mais aussi, selon moi, pour ne pas distraire les plus jeunes spectateurs avec les couleurs des vêtements assez différents d’aujourd’hui. De plus, il s’agit d’un souvenir, malheureux, mais un souvenir tout de même. Le noir et blanc nous rappelle que ce que nous voyons sont des évènements réels et relèvent du passé.

Il ne s’agit pas de dire si Polytechnique est un bon film ou pas, il faut le voir tout simplement. Les féministes d’hier et d’aujourd’hui on fait ce que sont les femmes maintenant. Il y a encore beaucoup trop de sociétés où les femmes sont mal traitées et c’est à nous d’essayer de faire la différence même avec des petits gestes.

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329 mots

Soutien-gorge rose et veston noir

Chats, sexe et martinis (Ou comment éviter qu’un raz-de-marée engloutisse New York ?)

Récemment, j’ai acheté, sur un coup de tête, le livre Soutien-gorge rose et veston noir de Rafaël Germain. J’en avais entendu parler, mais je ne savais pas trop à quoi m’attendre. J’ai finalement décidé de commencer à le lire et je n’ai pas pu m’arrêter. Il y avait longtemps qu’un livre ne m’avait pas captivé au point que je ne veuille plus cesser de lire (la dernière fois était lorsque j’avais acheté, aussi par hasard, le livre Twilight alors que le film n’était même pas encore en salle). Bref, Soutien-gorge rose et veston noir raconte l’histoire de Chloé, une célibataire endurcie et indépendante de 28 ans, qui décide de partir à la recherche de l’amour. Éternelle adolescente, rêveuse et romantique (pour ne pas dire « quétaine »), Chloé était contre l’idée d’une relation stable et d’une petite vie raisonnable. D’ailleurs, cinq ans plus tôt, elle est ses meilleurs amis, Juliette et Antoine, avaient pris la décision de ne pas s’engager dans une relation sérieuse et avaient même écrit un « Manifeste » sur un napperon de papier dans un bar. Quelques années plus tard, Chloé réalise qu’elle veut plus que seulement des relations sexuelles avec le garçon qu’elle fréquente. Celui-ci n’est cependant pas du même avis qu’elle. La jeune femme part alors à la recherche du grand amour sans trop savoir où chercher et à quoi s’attendre. Elle va alors rencontrer Simon, un jeune homme dont elle était déjà amoureuse au secondaire. Alors qu’elle a enfin rencontré l’homme parfait, son prince charmant sur son cheval blanc, Chloé éprouve des doutes concernant Antoine « Tony Boy », son meilleur ami, le coureur de jupons, qu’elle se dit ne plus aimer. Je me suis moi-même surprise à vouloir que Chloé choisisse le bad guy (j’ai même considéré renommer mes chats Siffleux et Ursule). De plus, j’ai beaucoup aimé l’humour de Rafaël Germain. Je crois que je n’ai jamais autant ri en lisant un livre (étant moi-même une grande fan du Seigneur des Anneaux, les références aux films et à Viggo Mortensen sont les passages qui m’ont fait le plus rire). Même dans les moments tristes, l’auteure a su où ajouter une phrase humoristique afin d’alléger la scène. Une fois passé la surprise des sacres et des anglicismes, le lecteur se laisse emporter dans une histoire à la fois belle et extravagante teintée d’humour et de réalisme. À l’approche des fêtes, Soutien-gorge rose et veston noir est un excellent cadeau à offrir ainsi qu’une bonne idée de lecture pendant les vacances. Un tout premier livre réussi pour Rafaël Germain et je n’hésiterai pas à acheter son plus récent.

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435 mots

vendredi 4 septembre 2009

Illusion


Un instant à Versailles

Du 22 mai au 7 septembre 2009, le Musée d'art contemporain présente des artistes tels que Spring Hurlbut, Christine Davis et Robert Polidori. Ce dernier est un photographe québécois né en 1951 à Montréal. Polidori documente ce qui est présent, il ne conçoit pas quelque chose de nouveau. Il utilise une méthode classique et favorise l’éclairage naturel. Le passage du temps et la disparition sont des thèmes très récurrents dans ses œuvres.

Dans la série Versailles (1985), Polidori démontre des photos qui nous donnent le goût de voyager. Il nous ramène cependant à la réalité avec des détails qui n’y ont pas leur place. Sur la photo Detail of Door and Keyhole #1, le papier-peint se détériore, résultat du temps, et la serrure est protégée par une vitrine. Polidori nous rappelle ainsi que le monument est un lieu touristique, ce qui enlève un peu le charme et l’illusion que l’on peut se faire du château de Versailles.

Une exposition qui vaut la peine d’être vu, mais dont vous pouvez cependant vite vous lassez. Les photos de Polidori n’offre pas beaucoup de variétés. L’utilisation des mêmes thèmes vous donne l’impression d’avoir tout vu après la première photo. De plus, dans la série Pripiat et Tchernobyl (2001), la désolation peut à la longue vous déprimez. Donc, chers étudiants, si vous cherchez un divertissement pour la fin de semaine afin d'oublier l’école, allez au cinéma. Les expositions du Musée d'art contemporain vous feront plutôt réfléchir et ressentir plusieurs émotions, mais ne vous détendrons pas.

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Critique pour le Mot-Dit


Sources :

http://www.macm.org/fr/expositions/59.html

http://fr.wikipedia.org/wiki/Robert_Polidori